
En bref : le pentester, ou testeur d'intrusion, attaque un système d'information avec l'accord écrit de son propriétaire pour en trouver les failles avant un attaquant réel. On y arrive le plus souvent par un Bac+5 en cybersécurité et une première expérience en audit, en administration système ou en SOC. L'alternance permet de pratiquer dès la formation : chez LiveCampus, le Mastère Expert en Cybersécurité (titre RNCP 40897, niveau 7) se suit à distance, en cours en direct, au rythme d'1 semaine de cours pour 3 semaines en entreprise.
Le pentester réalise des tests d'intrusion : il simule des attaques sur un périmètre défini (application web, réseau interne, infrastructure cloud, poste de travail, parfois équipes humaines via l'ingénierie sociale) pour mesurer ce qu'un attaquant pourrait réellement obtenir. Une mission suit en général quatre temps :
Le rapport compte autant que la technique : un test d'intrusion n'a de valeur que si l'entreprise comprend quoi corriger, et dans quel ordre.
S'introduire dans un système informatique sans autorisation est un délit (article 323-1 du Code pénal). Ce qui distingue le pentester d'un attaquant, c'est donc le mandat : il n'intervient que sur un périmètre et pendant une période définis par écrit avec le client. Côté prestataires, l'ANSSI délivre une qualification PASSI (prestataires d'audit de la sécurité des systèmes d'information), dont le référentiel a été mis à jour en version 2.2 fin 2024 ; elle est exigée pour certains clients publics et opérateurs sensibles.
L'IA change le métier de deux façons. D'abord comme outil : assistants pour la reconnaissance, l'analyse de code ou la rédaction, et premiers agents semi-autonomes, dont les résultats doivent toujours être vérifiés. Ensuite comme cible : les applications qui intègrent un LLM, un RAG ou des agents ouvrent de nouvelles failles (injection de prompt, fuite de données, actions non prévues), qu'il faut savoir tester.
Dans le Mastère Expert en Cybersécurité de LiveCampus, le module Pentest (60 heures) consacre environ 20 heures à ces deux aspects, avec des travaux pratiques de red teaming de modèles sur Garak, PyRIT et Promptfoo.
Les recruteurs demandent souvent un Bac+5 : diplôme d'ingénieur, master ou titre RNCP de niveau 7 en cybersécurité. Le Mastère Expert en Cybersécurité de LiveCampus prépare le titre Expert en cybersécurité (RNCP 40897), en 900 heures sur 2 ans, après un Bac+3 en informatique. Les modules les plus proches du métier :
Le détail du programme, des prérequis et des dates figure sur la fiche du Mastère Expert en Cybersécurité.
L'alternance est un bon accélérateur, à condition de viser le bon type d'entreprise : cabinets d'audit et ESN spécialisées en sécurité offensive, équipes sécurité de grands groupes, prestataires qualifiés. Au rythme d'1 semaine de cours pour 3 semaines en entreprise, l'apprenti participe à des missions réelles sous la responsabilité d'auditeurs expérimentés.
Soyons clairs : les postes d'alternant pentester sont moins nombreux que les postes en SOC, en administration sécurisée ou en conseil. Beaucoup de pentesters commencent par l'un de ces métiers avant de se spécialiser. Une alternance d'analyste SOC ou de consultant en cybersécurité n'éloigne pas du pentest : elle en donne les bases.
En contrat d'apprentissage, la formation est financée par l'entreprise et son OPCO, et l'apprenti est rémunéré selon un barème légal qui dépend de son âge et de son année de formation. Les règles sont détaillées dans notre guide de l'alternance en informatique.
Avec l'expérience, le pentester peut se spécialiser (applications, Active Directory, cloud, systèmes industriels, IA), évoluer vers le red team, l'audit de code ou la recherche de vulnérabilités, ou prendre la responsabilité d'une équipe d'audit. La fiche métier Pentester résume les missions et les compétences.
Ce n'est pas une obligation légale, mais c'est le niveau le plus souvent demandé. Un Bac+5 en cybersécurité associé à une alternance ou à une première expérience technique reste le parcours le plus courant.
Oui, si la formation repose sur des cours en direct et sur des environnements pratiques. Chez LiveCampus, les travaux pratiques se font sur des infrastructures mises à disposition par l'école (machines virtuelles, conteneurs, plateformes d'entraînement).
L'IA automatise une partie de la reconnaissance et de l'analyse, mais pas le jugement : choisir quoi tester, vérifier les résultats, mesurer un risque pour une entreprise donnée. Elle crée aussi un nouveau champ de tests, celui des applications qui intègrent de l'IA.