Formation en ligne : ce que révèle l'étude Asterès pour EdTech France

Formation en ligne : ce que révèle l'étude Asterès pour EdTech France

Par l'équipe pédagogique LiveCampus· Mis à jour le ·
Orientation

En bref : selon une étude du cabinet Asterès pour EdTech France publiée en août 2026, 69 % des apprenants interrogés n'auraient pas suivi leur formation si elle n'avait existé qu'en présentiel (77 % chez les salariés et indépendants). 66 % suivaient une formation en ligne avec des interactions directes, et 74 % déclarent une évolution professionnelle à court terme. Ces résultats reposent sur 5 559 réponses d'apprenants d'organismes adhérents d'EdTech France : ils éclairent le secteur, sans valoir pour chaque école.

Ce que l'étude a mesuré

Asterès a interrogé en ligne, en avril et mai 2026, les apprenants des organismes adhérents d'EdTech France. L'étude retient 5 559 réponses exploitables. Elle cherche à mesurer ce que la formation en ligne change pour les apprenants (accès à la formation, évolution professionnelle, rémunération) et, au-delà, pour l'économie.

Les chiffres clés

Sans le distanciel, 7 apprenants sur 10 ne se seraient pas formés

69 % des répondants déclarent qu'ils n'auraient pas suivi leur formation si elle n'avait été proposée qu'en présentiel. La proportion atteint 77 % chez les salariés et les indépendants.

Deux tiers des formations suivies comportent des interactions en direct

66 % des répondants suivaient une formation en ligne avec des interactions directes, 7 % une formation hybride et 28 % une formation en ligne sans interaction directe. L'étude rappelle, en s'appuyant sur la littérature scientifique, que les dispositifs en ligne avec interactions en direct et retours personnalisés favorisent l'engagement et les résultats. Ce dernier point vient des travaux cités, pas de l'enquête elle-même.

Trois apprenants sur quatre déclarent une évolution professionnelle

74 % des répondants déclarent une évolution professionnelle à court terme après leur formation. Il s'agit de déclarations : l'étude ne compare pas ces apprenants à un groupe qui ne s'est pas formé.

Les précautions à garder en tête

  • L'échantillon n'est pas représentatif de la population française : 73 % de femmes (contre 51 % dans la population), des répondants plutôt jeunes et diplômés, une surreprésentation des petites et moyennes villes.
  • Les résultats sont déclaratifs et mesurés après la formation, sans comparaison avant/après.
  • Les chiffrages économiques sont présentés par Asterès comme exploratoires : ils reposent sur des hypothèses d'extrapolation à l'ensemble du secteur.
  • Le périmètre est celui des adhérents d'EdTech France, qui couvre des formations très diverses (durées, publics, formats).

Ce que cela dit de la formation en ligne en direct

L'étude va dans le sens de deux idées. D'abord, le distanciel ouvre la formation à des personnes qui ne se seraient pas formées autrement, en particulier les salariés et les indépendants. Ensuite, toutes les formations en ligne ne se valent pas : la présence d'interactions en direct est un critère à regarder de près avant de choisir.

C'est le modèle retenu par LiveCampus : des cours en direct, à horaires fixes, avec des formateurs, plutôt que des vidéos à regarder seul. En alternance, ce format permet de suivre une formation diplômante depuis n'importe quelle ville, au rythme d'1 semaine de cours pour 3 semaines en entreprise. Pour comparer les formats, lisez notre comparatif des écoles d'informatique en ligne.

Source

Asterès pour EdTech France, étude sur la contribution économique de la formation en ligne, août 2026 (enquête en ligne, avril-mai 2026, 5 559 répondants).